Les problématiques de la sécurité dans le Sahel
(Rabat, Ecole de gouvernance et d'économie, 14-16 mai 2014)

1990, Abderrahim Yamou (terre et bois)


La question de la sécurité dans le Sahel s'est posée de manière spectaculaire avec l'implantation dans le sud du Sahara de groupes djihadistes qui ont déstabilisé la Mauritanie, le Niger et le Mali, jusqu'à provoquer la partition de fait de celui-ci en 2011 et à susciter une intervention militaire française sur mandat de l'ONU, complétée par une opération multilatérale de maintien de la paix. La multiplication des prises d'otages étrangers et le développement du trafic de narcotiques ont été les symptômes les plus visibles de cette « crise sécuritaire », que certains milieux politiques et militaires ont cru devoir placer dans un « arc de crise » supposé s'étendre du Pakistan à l'Atlantique et que nombre de commentateurs ou d'universitaires ont associée à une « crise de l'Etat », qualifié de « faible » ou de « failli ». Cette présentation des faits est à la fois idéologique, réductrice et très partiale, ne serait-ce que parce qu'elle repose sur l'incrimination d'une catégorie limitée d'acteurs en éludant la responsabilité d'autres d'entre eux et en oblitérant d'autres dimensions que celles des logiques dites « géopolitiques ». Le « Principe Sécurité » - pour reprendre le titre d'un livre du philosophe Frédéric Gros - se décline au pluriel et procède d'acceptions historiques différentes. Lire la suite...

PROGRAMME

  • Mercredi 14 mai
    18h-20h - Introduction
    « Les différents régimes de sécurité au Sahel »,
    Par Jean-François Bayart (CNRS- CERI/Sciences PO Paris – FASOPO)
    Directeur de la chaire Afrique de l'Université Mohammed VI Polytechnique
  • Jeudi 15 mai
    10h-12h - Table ronde
    « Sécurité et insécurité des voyages »,
    Avec Roberto Beneduce (Université de Turin), Julien Brachet (Université Paris 1),
    Hassan Kamil (Université Cadi Ayyad, Marrakech) et Simona Taliani (Université de Turin)


    12h-13h- Keynote Speaker
    « Histoire et diversité sociale dans le Sahel »,
    Par Ibrahima Thioub (Université Cheikh Anta Diop, Dakar)

    14h30-17h30 - Table ronde
    « Logiques en armes »
    Avec Pierre Boilley (Université Paris 1), Abdoulaye Mohamadou (LASDEL, Université Abdou Moumouni, Niamey)


    « Logiques en armes 2ème partie»
    Marielle Debos (Université Paris 10),Mirco Göpfert (Johannes Gutenberg Universität, Mayence) et


    18h-20h - Keynote Speaker
    « Les réinventions de la charia dans l'Afrique sahélo-saharienne »
    Par Ghislaine Lydon (University of California Los Angeles)
  • Vendredi 16 mai
    10h-12h -Table ronde
    « Le fait religieux et l'espace public »,
    Avec Gilles Holder (CEMAf, Aix-en-Provence),
    Jilani Adnani (Université Mohammed V-Agdal, Rabat) et Etienne Smith (CERI, Sciences Po Paris)


    12h-13h - Conférence
    « Quel avenir économique pour l'Afrique sahélienne ? »
    Par Jean-Michel Sévérino (Investisseurs & Partenaires, Paris)


    15h30-17h30 - Atelier
    « Comment mieux problématiser la question de la sécurité dans le Sahel »
    Avec l'ensemble des participants

Les Intervenants

Ibrahima Thioub

Ibrahima Thioub

Ibrahima Thioub est professeur d'Histoire à l'Université Cheikh Anta Diop de Dakar. Il compte aujourd'hui parmi les meilleurs spécialistes de l'histoire sociale et culturelle de l'Afrique, notamment du Sénégal. En s'appuyant sur des outils théoriques issus de l'anthropologie, des sciences politiques et des cultural studies, Ibrahima Thioub a contribué à renouveler l'approche de l'histoire des sociétés africaines et a publié de très nombreux articles, notamment sur l'esclavage et la traite, sur les prisons, sur les systèmes de domination et leur idéologie. Il a été professeur invité à l'EHESS, à l'Université de Marne la Vallée, à la Michigan State University et à l'University of Michigan et a été résident au Wissenschaftskolleg de Berlin (2009) et à l'institut des Etudes Avancées de Nantes.

Jilali El Adnani

Jilali El Adnani

Jilali El Adnani est historien, chercheur associé à l'IREMAM (Institut de Recherches et d'Etudes sur le Monde Arabe et Musulman) de l'Université Aix-Marseille en France et professeur à l'université Mohammed V-Agdal de Rabat. Spécialiste de l'histoire et de l'anthropologie culturelle du Maghreb et de l'Afrique de l'Ouest, il travaille notamment sur l'anthropologie religieuse en Afrique et a consacré sa thèse à la confrérie maghrébine de la Tijâniyya (1791-1880). Au croisement de l'histoire, de l'anthropologie culturelle, de la sociologie politique et de la philosophie politique, ses recherches sont centrées sur les interactions entre identité, ethnicité, religion et pouvoir au Maroc et au Maghreb, ainsi qu'en Afrique subsaharienne. Outre ses articles en français et en anglais, il a publié La Tijaniyya, les origines d'une confrérie maghrébine (éditions Marsam, 2007).

Jean-François Bayart

Jean-François Bayart

Jean-François Bayart est directeur de recherche au CNRS au Centre d'Etudes et de Recherches Internationales (CERI) de Sciences Po Paris, dont il a été le directeur de 1994 à 2000. Il a enseigné à l'Université Paris-1 Panthéon-Sorbonne, à l'Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales, à l'Université de Lausanne et à l'Université de Turin, et est actuellement professeur au Graduate Institute de Genève et enseigne à Sciences Po. Il a co-fondé la revue Politique africaine qu'il a dirigée de 1980 à 1982 et la revue Critique internationale qu'il a dirigée de 1998 à 2003. En 2003, il a créé le Fonds d'analyse des sociétés politiques (FASOPO) dont il est le président. Spécialiste de sociologie historique comparée du politique, il étudie la formation de l'État dans le contexte de la globalisation, en Afrique sub-saharienne, en Turquie et en Iran. Parmi ses publications : L'islam républicain. Ankara, Téhéran, Dakar, Albin Michel, 2010 ; Les études postcoloniales, un carnaval académique, Karthala, 2010 ; Le Gouvernement du monde. Une critique politique de la globalisation, Fayard, 2004 ; L'Illusion identitaire, Fayard, 1996 ; L'Etat en Afrique. La politique du ventre, Fayard, 1989 [2006]. Jean-François Bayart dirige la chaire « Etudes africaines comparées » de l'Université Mohammed VI Polytechnique dont les activités commencent avec ces journées.

Roberto Beneduce

Roberto Beneduce

Roberto Beneduce, médecin psychiatre, est également docteur en anthropologie et en ethnologie. Il est professeur d'anthropologie à l'Université de Turin. Il a d'abord travaillé sur la transe et la possession en Afrique puis sur les médecines traditionnelles. Ses recherches actuelles s'intéressent à la violence et à ses conséquences sociales et psychologiques sur les migrants (réfugiés et victimes de torture), ainsi qu'aux formes traditionnelles de guérison. Il a fondé le Centre Frantz Fanon, en Italie, dédié à l'aide psychologique et à la promotion de la santé parmi les citoyens étrangers, et plus particulièrement parmi les réfugiés, les sans-papiers et les victimes de torture. Le Mali et le Cameroun sont ses principaux terrains africains sur les savoirs de la cure et leurs métamorphoses (églises de la guérison, rituels thérapeutiques, prophétismes, etc.). Il est l'auteur, entre autre, de Corpi e Saperi Indocili (Bollati Boringhieri, 2010), Archeologia del trauma (Laterza, 2010), Etnopsichiatria. Sofferenza mentale e alterità fra Storia, dominio e cultura (Roma, Carocci. 2007), Trance e possessione in Africa. Corpi mimesi storia (Turin, Bollati Boringhieri, 2002).

Pierre Boilley

Pierre Boilley

Pierre Boilley, professeur des universités, historien de formation, il est le directeur du l'Institut des Mondes Africains. Spécialiste d'histoire africaine, il travaille plus spécialement sur le monde touareg et maure au Sahel. Il a écrit ou coécrit de nombreux ouvrages sur les Etats et les sociétés d'Afrique de l'Ouest pendant et après la colonisation française, notamment Histoire de l'Afrique ancienne VIIIe-XVIe siècle, Paris, La Documentation française, 2010 (avec J.P. Chrétien) ; Les Touaregs Kel Adagh. Dépendances et révoltes : du Soudan français au Mali contemporain, Karthala, 1999, Midou Mariko, Mémoires d'un crocodile. Du sujet français au citoyen malien, Editions Donniya, 2001 et sous sa direction, L'Ouest Saharien, Etat des lieux et matériaux de recherche, Paris, L'Harmattan, 1998 et Histoire et sociétés maures, Paris, L'Harmattan, 2000.

Julien Brachet

Julien Brachet

Julien Brachet est géographe, chercheur de l'Institut de Recherche pour le Développement (IRD) au sein de l'UMR 201 « Développement et sociétés » de l'IEDES-Université Paris 1. Il travaille depuis plusieurs années sur les mouvements migratoires, les trafics marchands et les réseaux de transport au Sahara central. Ses recherches portent actuellement sur les recompositions des espaces sahélo-sahariens et les stratégies d'adaptation des populations à un contexte de durcissement généralisé des politiques de contrôle et de gestion des circulations internationales. Outre des articles, il a publié Migrations transsahariennes. Vers un désert cosmopolite et morcelé, éditions du Croquant, Paris, 2009 et a récemment coordonné avec Vincent Bonnecase le numéro Crises et chuchotements au Sahel de la revue Politique africaine (no130, juillet 2013).

Marielle Debos

Marielle Debos

Marielle Debos est maître de conférence en sciences politiques à l'Université Paris 10, rattachée à l'institut des sciences sociales du politique (CNRS). Elle étudie l'Afrique à travers la sociologie de l'Etat, les conflits armés et la question de la violence, et s'intéresse particulièrement aux modes de gouvernements autoritaires et violents. Récemment, elle a publié le métier des armes au Tchad. Le gouvernement de l'entre-deux-guerres, Karthala, 2013 et a coordonnée le dossier Corps habillés. Politique des métiers de l'ordre paru dans Politique africaine (décembre 2012). Particulièrement connue à travers ses travaux sur les Etats d'Afrique centrale, le Tchad, le Soudan ou la région du Darfour, elle a publié de nombreux articles dans des revues francophones et anglophones..

Khalid Chagraoui

Khalid Chagraoui

Khalid Chagraoui est professeur d'Histoire et d'Anthropologie Politique aÌ l'Institut des Etudes Africaines de l'universitéì Mohammed V - Souissi de Rabat. Il a été membre du bureau de l'Association marocaine pour la recherche historique 2007-2013 et du Conseil pour le développement de la recherche en sciences sociales en Afrique. A travers ses recherches sur l'histoire et l'anthropologie politique de l'Afrique du nord, de l'Afrique sub-saharienne, et de l'islam politique, il met en lumière les liens historiques et culturels entre l'Afrique saharienne et le Maghreb. Ses nombreux articles portent notamment sur l'Etat et l'islam en Afrique de l'Ouest, sur les caravanes trans-sahariennes entre le Maghreb et le Soudan. Il a traduit en arabe de Monarchie et islam politique au Maroc, de Mohammed Tozy (en collaboration avec Mohammed Hatmi).

Hassan Kamil

Hassan Kamil

Hassan Kamil est chercheur-enseignant en socio-anthropologie à l'Université Cadi Ayyad de Marrakech. Il a obtenu son doctorat en anthropologie de l'Université Aix-en-Provence après un diplôme d'ingénieur agronome et un master en économie et en géographie. Ses publications portent sur l'anthropologie du changement social et sur le pastoralisme. Chercheur associé au Laboratoire Mixte International MediTer (France) et EPE (Economie et politiques d'Elevage-CIRAD France), il a été coordinateur régional Afrique et chef de projet à Agronomes et Vétérinaires Sans Frontières, a collaboré avec plusieurs cabinets d'études et ONG en Afrique, au Yémen et en Europe.

Béatrice Hibou

Béatrice Hibou

Béatrice Hibou est diplômée de Sciences Po Paris et a obtenu son doctorat en économie politique à l’EHESS (Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales) puis son habilitation à diriger des recherches à Sciences Po. Elle a enseigné à l’IEP de Paris et de Bordeaux (3ème année section internationale) de 1998 à 2000, à l’EHESS (séminaire "Limites du politique, politique des limites" de 2006 à 2010 et à Paris I en 2010/2011. Membre du comité de rédaction de Politique africaine de 1998 à 2001 et de Critique internationale de 1998 à 2003, elle dirige depuis janvier 2008, la collection "Les Afriques" chez Karthala. Co-fondatrice et vice-présidente du FASOPO (Fonds d’analyse des Sociétés Politiques) depuis 2003, elle est également responsable du groupe de recherche "Sociologie historique de l’économie" au CERI. Elle développe, dans une conception wébérienne, des recherches comparatives en économie politique. Ses travaux portent sur la signification politique des réformes économiques à partir de cas sub-sahariens, maghrébins et européens.

Mirco Göpfert

Mirco Göpfert

Mirco Göpfert est docteur en ethnologie et en géographie humaine de l'Université de Heidelberg, et a é galement étudié à Montpellier et à Mayence où il est désormais en poste. Il s'est spécialisé dans les études africaines à travers l'ethnologie de l'Etat et l'études des forces armées, notamment au Niger et au Ghana. Il est l'auteur d'articles en français, anglais et allemand et a récemment publié Disziplin und Kreativität an ghanaischen Internatsschulen Frankfurt: Brandes & Apsel Verlag, 2013 (avec Andrea Noll).

Gilles Holder

Gilles Holder

Gilles Holder est chargé de recherche en anthropologie au CNRS, rattaché à l'Institut des Mondes Africains (IMAf) à Paris. Il s'intéresse plus particulièrement au statut des villes saintes, à la patrimonialisation et aux espaces publics religieux en Afrique de l'Ouest. Il dirige le projet de recherche Etats, sociétés civiles et Islam en Afrique de l'Ouest, un programme de l'Agence Nationale de la Recherche (ANR) et l'Agence inter-établissements de recherche pour le développement (AIRD). Outre ses nombreux articles, il a dirigé les ouvrages L'islam en Afrique : vers un espace public religieux ?, Paris, Karthala, 2009, codirigé Cité-État et statut politique de la ville en Afrique et ailleurs, Journal des Africanistes n° 74 avec A.-M. Peatrik, 2004, et a écrit Poussière, Ô Poussière ! La Cité-État sama du pays dogon (Mali), Nanterre, Société d'ethnologie, 2001.

Ghislaine Lydon

Ghislaine Lydon

Ghislaine Lydon est historienne, professeur à UCLA (université de Californie, Los Angeles). Elle a travaillé sur les mouvements transsahariens, commerciaux et culturels, dans les années 1840 à 1930, et centre actuellement ses recherches sur l'impact de l'écrit et du droit sur l'organisation économique, sur la culture juridique en islam, et sur l'usage qu'en font les femmes à partir d'un travail sur les archives coloniales et précoloniales. Elle a récemment publié On Trans-Saharian Trails. Islamic Law, Trade Networks and Cross-Cultural Exchange in Nineteenth Century Western Africa, Cambridge University Press, 2012 et a codirigé, avec Graziano Kratli, The Trans-Saharan Book Trade (Leiden, Brill, 2011)

Abdoulaye Mohamadou

Abdoulaye Mohamadou

Abdoulaye Mohamadou est professeur à la faculté d'agronomie de l'université Abdou Moumoun de Niamey (Niger). Il s'intéresse plus particulièrement aux sociétés pastorales, aux conflits ruraux, à l'Etat local, aux organisations, au développement et aux questions de décentralisation sous l'angle de la sociologie et l'anthropologie. Il est le directeur du Laboratoire d'études et de recherches sur les dynamiques sociales et le développement local (LASDEL). Il a coordonné plusieurs programmes de recherche notamment « Arènes locales et dynamiques politiques locales » dans le cadre de l'observatoire de la décentralisation du LASDEL dans les régions de Dosso et Tillabéri et d'un programme d'étude comparée entre le Bénin et le Niger sur l'Etat local. Il est actuellement directeur de cabinet du ministre des Affaires étrangères, de la Coopération, de l'Intégration africaine et des Nigériens de l'extérieur.

Etienne Smith

Etienne Smith

Etienne Smith est docteur en sciences politiques de l'Institut d'Etudes Politiques de Paris. Il a effectué son post-doctorat au Committee on Global Thought à Columbia University (2010-2012) où il a enseigné l'histoire et la politique africaine à l'Institute of African Studies (IAS) et à la School of International and Public Affairs (SIPA). Il est actuellement chargé de mission Afrique à Sciences-Po Paris et y enseigne. Il s'intéresse particulièrement au « nation-building », aux politiques d'éducation et au leadership politique dans l'Afrique de l'Ouest à travers les élections et les politiques d'identité. Outre des articles dans des revues francophones et anglophones, il est l'auteur de L'Afrique : histoire et défis, Paris, Ellipses, 2009.

Jean-Michel Sévérino

Jean-Michel Sévérino

Jean-Michel Sévérino est un haut fonctionnaire français qui a consacré sa carrière aux questions de développement, principalement en Afrique. Il a occupé les postes de directeur de la Coopération au ministère de la Coopération et du Développement, de vice-président de la Banque mondiale pour l'Asie puis celui de directeur général de l'Agence française de développement (AFD) entre 2001 à 2010. Actuellement il dirige un fonds de capital investissement « Investisseurs et Partenaires Conseil » qui se consacre exclusivement aux PME d'Afrique subsaharienne, en recherchant un impact social ou environnemental. Il est également membre du Panel de haut niveau des Nations Unies sur l'agenda post-2015 et président de la plateforme de réflexion Convergences. Parmi ces publications : Le Temps de l'Afrique, Odile Jacob, 2010 ; Le Grand basculement, Odile Jacob,‎ 2011; Idées Reçues sur l'Aide au Développement, Le Cavalier Bleu,‎ 2010; L'Aide Publique au Développement, La Découverte,‎ 2007.

Simona Taliani

Simona Taliani

Simona Taliani, anthropologue et psychologue de formation, est maître de conférences en anthropologie culturelle à l'Université de Turin. Elle travaille sur les groupes humains vulnérables (femmes, enfants, victimes de violences) au Mali et en Ouganda mais aussi en Italie (réfugiés, victimes de violence, migrants). De 2009 à 2011 elle a été membre du comité scientifique du projet européen « We care », sur le soutien aux victimes de violence et de torture. Elle a publié Altri Corpi, Antropologia ed etnopsicologia della migrazione, UNICOPLI, 2006 ; Il Bambini e il suo doppio. Malattia, strenogeria e antropologia dell'infanzia in Camerun, Franco Angeli, 2006. Ses articles plus récents portent sur l'expérience des femmes migrantes victimes de violence et de traite, ainsi que sur la législation italienne en matière de procédures d'intégration et de soin des étrangers.

Mohamed Tozy

Mohamed Tozy

M. Mohamed Tozy est professeur des Universités. Il a enseigné à l'Université Hassan II de Casablanca et à l'Institut d'Etudes politiques d’Aix en Provence. Mohamed Tozy est l'auteur de nombreux ouvrages et études d'anthropologie sociale que ce soit sur le monde rural ou sur les mouvements islamistes ou sur les sociabilités urbaines ou encore le rapport à la pratique religieuse. Son ouvrage Monarchie et Islam politique au Maroc est considéré comme une référence. Il est également le co-auteur de l'islam au quotidien. Il a formé de nombreux doctorants marocains au sein du centre de recherche de l'Université Hassan II de Casablanca. Depuis août 2013 il est le directeur de l'Ecole de Gouvernance et d'Economie de Rabat et en charge de la filière de gouvernance, sciences économiques et sociales au sein de l'Université Mohammed VI Polytechnique.

-->

GALERIES PHOTOS

BIBLIOGRAPHIE