Relations Internationales

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Présentation de la formation

L'EGE Rabat propose un diplôme de Relations Internationales qui intègre à la fois une vision pragmatique dominée par la dimension économique et une perspective marocaine et arabe.

Le diplôme de second cycle Relations Internationales prépare les étudiants à évoluer dans la diplomatie, les organisations internationales ou bien les organisations non gouvernementales internationales. La formation s'articule en quatre semestres. Les trois premiers sont consacrés à des enseignements orientés vers les dimensions économique et financière mondiales, des enseignements fondamentaux (théorie des relations internationales, droit international, droit de l'homme et organisations internationales), complétés par des enseignements électifs (simulation, dossiers transversaux) appliqués à des thématiques (sécurité, environnement, eau, média, climat, urbanisation…) et à des zones géographiques (pays ou intégration régionale).

Les langues vivantes font l'objet d'une attention particulière, le volume horaire consacré aux enseignements de l'arabe, du français et de l'anglais est important et un grand nombre de cours sont dispensés en anglais. D'autres langues pourront être suivies (espagnol, chinois ou turc) selon le profil des étudiants. Un stage professionnalisant de six mois conclut la formation et permet aux étudiants d'acquérir une véritable expérience dans le monde du travail.

Pour plus de détails, téléchargez la fiche d'information

  • Raison d'être de la formation

    Depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, la discipline des Relations Internationales est dominée par les théoriciens américains. Favorisée par la puissance des Etats-Unis en 1945 et de ses universités de haut niveau, ces penseurs ont affirmé un paradigme réaliste, positiviste et a-historique, focalisé sur l'Etat comme acteur unitaire et animé par la recherche de son intérêt. Aujourd'hui encore, la majorité des publications en Relations Internationales sont américaines et près de 40% des articles publiés dans les revues européennes sont écrits par des Américains. Hégémonique et portée par des auteurs tels H.J. Morgenthau et K. Waltz, l'Ecole américaine de Relations Internationales a cependant échoué à prévoir, et même concevoir, des événements structurants pour le monde contemporain, la fin de la Guerre Froide ou les attentats du 11 septembre 2001. Elle a également inspiré des choix de politiques étrangères hasardeux, comme l'invasion de l'Irak en 2003.

    Les limites du paradigme américain ont encouragé le développement de mouvements alternatifs, sans que ceux-ci réussissent à véritablement s'affirmer. En Allemagne, les théoriciens des Relations Internationales se sont surtout intéressés au droit international et aux notions de souveraineté. La France a développée une école de pensée très marquée par la sociologie et peu ouverte à l'international. Ce sont en définitive les penseurs de l'Ecole Anglaise qui ont formulé la réponse la plus crédible aux théories américaines. Portée par des professeurs de la London School of Economics, l'Ecole Anglaise a donné aux Relations Internationales une dimension pluridisciplinaire, en intégrant d'autres disciplines comme l'histoire, l'économie et même l'anthropologie, et en conceptualisant des notions telle la société internationale. Cette vision historique et plurielle a enrichi la discipline, mais elle reste peu reconnue hors du Royaume-Uni et n'est pas considérée avec sérieux par les penseurs américains qui lui reprochent son manque de scientificité. Globalement, les conceptions européennes des Relations Internationales ont failli, jusqu'à présent, à développer un corps de pensée suffisamment structuré et puissant pour concurrencer les Etats-Unis.

    Bien qu'elles diffèrent en termes d'ontologie et de méthodologie, toutes ces approches des Relations Internationales sont occidentales, et principalement anglo- saxonnes, et puisent dans des systèmes de références occidentaux. Des pays émergents tels la Chine et le Brésil ont certes tenté de développer leurs propres courants de pensée, mais ceux-ci sont encore insuffisamment structurés et ne sont pas parvenus à gagner une reconnaissance suffisante au sein des instances internationales, des grandes revues et des rencontres académiques. Or développer des écoles non-occidentales de Relations Internationales est aujourd'hui une nécessité pour la survie de la discipline qui doit se diversifier et s'ouvrir à d'autres approches et références. Dans cet effort, le Maroc a un rôle fondamental à jouer, du fait de ses riches traditions intellectuelles et de sa position géographique stratégique, entre l'Europe, le monde arabe et l'Afrique.

    Par ailleurs, il semble que la dimension économique et financière des relations internationales puisse prendre une part plus importante de l'analyse des différents mécanismes en œuvre à l'échelle mondiale alors que les grilles de lecture occidentales sont souvent orientées vers les dimensions historiques, culturalistes, religieuses ou politiques.

  • Débouchés professionnels de la formation

    Le diplôme Relations Internationales répond à un besoin de personnel très bien formé aux techniques de la négociation dans un contexte internationale, ainsi qu'aux nouvelles interactions entre les Etats et les nouveaux acteurs de la scène mondiale :

    • Organisations Internationales
    • Organisations Non Gouvernementales
    • Cabinets de conseil
    • Grandes entreprises.
    • Les organisations non gouvernementales, les associations.
  • Conditions d'accès à la formation

    Le recrutement est sélectif. Les diplômes de l'EGE répondent à une stratégie de niche et les effectifs des promotions sont volontairement réduits.

    L'admission s'opère par une procédure en trois étapes : l'analyse du dossier académique du candidat, une épreuve écrite et un entretien oral devant un jury composé d'académiques et de professionnels responsables du diplôme.

    Les candidatures sont ouvertes :

    • aux titulaires d'un diplôme de niveau Licence (Bac+3) (avec mention bien ou très bien)
    • aux titulaires d'un Bac+5 (avec mention bien ou très bien)

    Tous les candidats doivent justifier d'une motivation importante. Un bon niveau en anglais (niveau B1 au minimum du cadre européen de référence), en français et en arabe est requis.

    L'ouverture de ce 2ème Cycle à la rentrée 2012-2013 dépend du nombre d'étudiants inscrits. Pour découvrir les modalités de candidature, consultez Intégrer l'EGE