Economie et Droit Publics Internationaux des Affaires | Première école de sciences politiques au Maroc

Economie et Droit Publics Internationaux des Affaires

Partager

Présentation de la formation

Le 2ème Cycle en Droit International Public des Affaires est une formation opérationnelle, de haut niveau et internationale. Il répond à une demande pressante des professionnels marocains, internationaux dans le domaine des relations entre le secteur public et les grands opérateurs privés dans un contexte d'échanges mondialisés. Il prépare un nombre limité d'étudiants, à très fort potentiel, à suivre une formation d'excellence pour intégrer des postes à responsabilité dans le secteur des partenariats publics privés et de la régulation.

Les trois premiers semestres seront consacrés à l'étude des techniques de partenariats publics privés, au droit de la concurrence, des contrats, à la fiscalité, aux propriétés publiques, au droit économique, aux moyens d'évaluation économiques des politiques publiques. L'ensemble des enseignements sera organisé autour d'un nombre important de séminaires, de cas pratiques ou de dossiers transversaux. Les meilleurs praticiens nationaux et internationaux partageront leur expérience avec les élèves qui pourront ainsi accéder aux pratiques les plus récentes et développer un premier réseau professionnel. Le dernier semestre sera consacré à un stage, au Maroc ou à l'international.

Pour plus de détails, téléchargez la fiche d'information

  • Raison d'être de la formation

    Les estimations des principales institutions internationales situent la croissance du Maroc pour 2012 dans une fourchette comprise entre 4,5 et 5%. Le pays devrait profiter, d'un effet de rattrapage, ce qui semble garantir la pérennité d'une croissance soutenue et qui nécessitera de profondes réformes juridiques et économiques.

    L'Europe et les pays du Sud de la Méditerranée entretiennent depuis plusieurs années des relations de coopération sans cesse plus étroites, initiées par le processus de Barcelone (1995), renforcées par la politique européenne de voisinage (2004) et prolongées, lors du Sommet de Paris le 13 juillet 2008, par l'Union pour la Méditerranée. Cette coopération, qui concerne un grand nombre de domaines, notamment culturel et social, intéresse tout particulièrement le secteur des échanges économiques.

    Ces accords servent de base à la libéralisation progressive des échanges dans l'espace méditerranéen, et prévoient l'établissement progressif d'une zone de libre-échange en Méditerranée, par l'intégration — à terme — des partenaires concernés au marché intérieur européen. Cette libéralisation des échanges de biens, de services et de capitaux est toutefois conditionnée à l'intégration, dans la réglementation de ces Etats, des différents standards européens concernant la prohibition des pratiques anticoncurrentielles, l'encadrement des aides d'Etat, la régulation sectorielle des marchés ou bien encore l'égalité d'accès à la commande publique.

    Engagé par l'Accord euro-méditerrannéen d'Association, ainsi que par d'autres accords de libre-échange (ALE régional d'Agadir avec la Tunisie, l'Egypte et la Jordanie ; ALE avec les Etats-Unis en 2004), le Maroc bénéficie depuis octobre 2008 d'un « statut avancé » avec l'Union européenne qui renforce ses obligations en la matière.

    Parallèlement, et sans attendre, l'actuel projet de protocole relatif à la libéralisation du commerce des services et de l'établissement entre l'UE et le Maroc avance le principe de « coopération et alignement réglementaires » dans le domaine des services informatiques, des services postaux et de courrier, des services des télécommunications, des services financiers, des services de transport maritime international et de commerce électronique. Pour ces domaines, le projet de protocole a introduit des définitions, et en fonction de chaque service, des engagements précis sur l'indépendance des autorités de régulation, le service universel et la prévention des pratiques anticoncurrentielles.

    Il ne fait aucun doute que des besoins majeurs existent dans le domaine de la recherche scientifique, juridique et économique (poursuite de l'intégration des standards communautaires dans le droit marocain, libéralisation de nouveaux marchés et régulations sectorielles). Il en va de même en matière de formation (droit de la concurrence, droit de la régulation, droit des marchés publics, droit des partenariats public-privé…), tant à destination d'un public marocain (formation initiale et continue) qu'européen, eu regard aux besoins exprimés par les nombreux investisseurs étrangers susceptibles de s'intéresser au marché marocain.

  • Débouchés professionnels de la formation

    Le 2ème Cycle Droit International Public des Affaires répond à un besoin nouveau de personnel très bien formé aux techniques des Partenariats Publics Privés et aux nouvelles formes de régulation, ainsi qu'à leurs enjeux.
    Les perspectives professionnelles sont donc très nombreuses :

    • Les grandes entreprises nationales et internationales
    • Les cabinets de conseil et les bureaux d'études spécialisés
    • Les banques
    • Les établissements publics, les opérateurs de services publics
    • les sociétés d'économie mixte, les gestionnaires délégués de services publics
    • Les collectivités locales, les structures intercommunales
    • Les services centraux et extérieurs des différents départements ministériels
  • Conditions d'accès à la double formation

    Le recrutement est très sélectif, international et dépend des deux établissements à travers des commissions conjointes.

    L'admission s'opère par une procédure en trois étapes : l'analyse du dossier académique du candidat, une épreuve écrite et un entretien oral devant un jury composé d'académiques et de professionnels responsables du diplôme.

    Les candidatures sont ouvertes:

    • aux titulaires d'un diplôme de niveau Licence (Bac+3) (avec mention bien ou très bien)
    • aux titulaires d'un Bac+5 (avec mention bien ou très bien).

    Tous les candidats doivent justifier d'une motivation importante. Un niveau bon niveau en anglais (niveau B2 au minimum du cadre européen de référence), en français et en arabe est requis. Une bonne connaissance juridique est également exigée, la commission d'admission peut demander la validation d'un module de mise à niveau en amont de la formation.

    Ils doivent, par ailleurs, suivre obligatoirement le module de pré-requis en droit. Cette formation interviendra aux mois de juin, août et septembre et comportera une formation intensive en droit de plus de 240 heures d'enseignement. Les frais de ce module sont compris dans les droits de scolarité du 2ème Cycle.

    Ce 2ème Cycle ouvrira à la rentrée universitaire 2012-2013. Pour découvrir les modalités de candidature, consultez Intégrer l'EGE.