Séminaire de la Chaire

Jeudi 20 avril 2017

L’intimité transnationale, levier de mobilité sociale ? Retour sur deux enquêtes en Afrique

Séminaire de la Chaire par Altaïr Despres
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EGE, Campus Al Irfane, Rabat.

16h-18h

Discussion par Jean Zaganiaris (CRESC/EGE-Rabat)

Comment et à quelles conditions sommes-nous transformé.e.s par les relations intimes dans lesquelles nous nous engageons ? Comment la rencontre avec un partenaire sexuel, un conjoint, une épouse, influence t-elle notre rapport au monde, nos façons de penser et d’agir, et, éventuellement, nos destins sociaux ? Cette présentation propose de répondre à ces questions à partir du cas des intimités transnationales en Afrique, en revenant sur deux enquêtes : la première en Afrique de l’Ouest, dans le cadre d’une thèse consacrée aux trajectoires sociales et migratoires de jeunes citadins africains engagés dans une carrière de danseurs contemporains ; la seconde en Afrique de l’Est, dans le cadre d’un postdoctorat dédié aux transactions intimes en situation touristique à Zanzibar.

Altaïr Despres est post-doctorante en sociologie et anthropologie, chercheuse en résidence à la Chaire d’études africaines comparées de l’Ecole d’Economie et de Gouvernance (EGE) de l’Université Mohamed VI à Rabat (avril 2017).

Docteure de l’Université Paris Diderot en 2012, elle a été chercheuse postdoctorante au musée du quai Branly dans le cadre du Labex « Création, arts et patrimoines » (2013-2014), et à l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne dans le cadre du programme « Germaine-Tillion » (2014-2015). En 2016-2017 elle a bénéficié d’une bourse de mobilité post-doctorale de la FMSH et de l’IFRA-Nairobi pour conduire des recherches à Zanzibar (Tanzanie).

Sa thèse est consacrée à l’émergence de la danse contemporaine en Afrique. À partir d’une enquête ethnographique de longue durée menée dans des lieux de formation, de création, et de diffusion chorégraphique au Mali, au Burkina Faso et en France, elle donne à voir les trajectoires sociales et migratoires de jeunes citadins africains, depuis les quartiers populaires de Bamako et de Ouagadougou jusqu’aux scènes internationales de consécration artistique. Ses travaux actuels portent sur les relations d’intimité transnationales et les processus de socialisation conjugale, à partir du terrain de Zanzibar.

Elle est membre du comité de rédaction des Actes de la recherche en sciences sociales, et membre de l’Association des chercheurs de Politique Africaine (ACPA).